Faire le point

Le Chant de l’Elfe était comble, et malgré la taille de la salle, il fallut attendre quelque temps qu’une table se libère. Khalid s’était débarrassé de son accoutrement pendant leur évasion et avait laissé sa tunique grise quelque part dans les égouts. Le soulagement se lisait sur tous les visages, et ce soir, ils riaient tous de bon cœur.

− Quelle évasion ! C’était vraiment du beau travail !, commenta Khalid.

− Tu peux le dire !, renchérit Jaheira. J’ai bien cru à un moment que ça allait mal tourner, mais cette petite a vraiment du talent, continua-t-elle en se tournant vers Imoen.

Daren était radieux lui aussi. Ils avaient tous les quatre fourni un excellent travail d’équipe, et continuer à narguer ainsi une organisation aussi puissante que le Trône de Fer était particulièrement jubilatoire. Ils étaient pour le moment en sécurité, et Daren allait enfin pouvoir satisfaire sa curiosité qui le démangeait depuis plusieurs heures.

− Alors ? Qu’est ce que vous avez trouvé là-bas ?, finit-il par demander.

Jaheira avait visiblement été à l’initiative du plan, et elle prit son temps pour le leur détailler.

− Commençons par le commencement. Vous avez dû remarquer que les entrées et sorties sont particulièrement surveillées à l’entrée du Trône de Fer ?

Imoen approuva aussitôt. Elle était bien restée deux heures à tourner autour de la grande porte du manoir, sans parvenir à y trouver une quelconque faille.

− Nous sommes nous aussi restés sans solution un bon moment, et nous avons fini par penser à passer par en dessous. On a parcouru les égouts pendant presque une heure, et on a fini par trouver une échelle de sortie qui était bouchée par une dalle de marbre. On l’a soulevée discrètement, et on est arrivé par là ou je vous ai conduits tout à l’heure.

Elle s’arrêta, et porta sa chope à la bouche. Khalid prit alors le relais.

− On a eu pas mal de chance, en fait. Il n’y avait qu’un seul type dans la cave, et qui dormait à poing fermé, une bouteille d’alcool vide à côté de lui. On l’a dépouillé de ses vêtements, et il a fini de cuver, quelque part au beau milieu des rats dans les égouts. Il devait être bien cuit, car ça ne l’a même pas réveillé.

Jaheira continua.

− Vous devinez la suite, je suppose. Khalid a enfilé l’uniforme du Trône de Fer et s’est fait passer pour la sentinelle, pendant que moi, je suis montée le plus discrètement possible, en faisant croire que j’étais ici pour affaire.

− Une fois le soir tombé, reprit Khalid, la relève est arrivée et j’ai suivi les autres mercenaires qui allaient dans leur loge. J’ai vraiment cru me faire repérer plusieurs fois. Le bâtiment est immense, et je me voyais mal demander mon chemin…

− Le plus dur a été de me trouver une couverture…, continua Jaheira. En fait, je crois je suis arrivé à point nommé, parce que j’ai été abordée par un majordome qui m’a demandé si j’étais bien un certain émissaire « Tar », ce que je me suis empressée de confirmer. En fait, ce type m’a fourni tout ce dont j’avais besoin : il m’a rappelé pourquoi j’étais ici, et l’ordre du jour de la réunion à laquelle je devais assister le lendemain.

Daren et Imoen écoutaient le récit incroyable de leurs deux compagnons. Ce qu’ils avaient accompli aux Sept Soleils était certes honorable, mais la prestation extraordinaire de leurs deux amis les laissait véritablement pantois.

− Je suis montée aux étages, continua Jaheira, en écoutant les conversations. Au quatrième, j’ai repéré une sorte d’office qui regorgeait d’armoires et de bureaux. Je me suis renseignée discrètement. C’était apparemment là qu’il fallait s’adresser pour les offres de recrutements. Il y avait tellement de documents que nos preuves se trouvaient forcément ici. En dehors du rez-de-chaussée, le reste n’était pas vraiment gardé, et j’ai repéré les lieux avant d’élaborer un plan d’attaque. Il fallait que j’attende qu’il n’y ait plus personne, en dehors de celui qui était assis au bureau un peu plus loin.

Elle s’arrêta encore un moment. Les plats de Daren et Imoen étaient en train de refroidir depuis un petit moment, mais ils étaient tellement captivés par l’exposé de Jaheira qu’ils en avaient oublié de manger. Seul Khalid finissait son assiette, écoutant d’une oreille distraite le stratagème de sa femme.

− Au départ, j’avais pensé passer la nuit cachée avec Khalid, puisque les vigiles chargés de la sécurité avaient des logements à part, mais le fameux émissaire « Tar » n’était apparemment pas encore arrivé, puisqu’on m’a conduit dans sa suite. J’ai lu le parchemin qui résumait la réunion du lendemain, et devinez le nom de la personne qui était censée la présider ?

Daren réfléchit un instant, mais elle répondit avant même qu’il n’ait proposé quoi que ce soit.

− Un certain « Reiltar Anchev ». Le grand patron, si j’ai bien compris, et le cerveau de toutes les machinations du Trône de Fer, du métal empoisonné de Nashkel à l’exploitation des esclaves à Bois-Manteau.

Khalid avait fini son assiette, et prit à nouveau la parole.

− La nuit s’est déroulée sans problème. Le lendemain matin, j’ai essayé de me renseigner discrètement sur ce que je devais faire. Je crois qu’ils changent de personnel régulièrement, parce que personne n’a remarqué que je n’avais pas la même tête que le garde qu’on avait assommé… Apparemment, ils m’ont pris pour une nouvelle recrue. En fait, il y avait déjà un monde fou dans le hall dès le matin. J’ai essayé de trouver Jaheira dans la foule.

− Moi aussi, je t’ai cherché partout, lui répondit-elle. On a fini par se trouver, et on s’est expliqué notre plan d’évasion en quelques secondes. J’ai continué à déambuler en me cachant dans la foule, et vers midi, j’ai entendu une petite femme rondelette se présenter à la loge d’accueil. Madame Tar. Inutile de vous dire que je ne suis pas restée dans les parages. J’ai vite pris les escaliers, et je suis remontée au quatrième. Heureusement, à cette heure-là, ils étaient tous deux étages en dessous, au buffet, et je suis allé voir le type qui s’occupait des recrues. Bon, je n’avais pas mon bâton de combat avec moi. Trop encombrant… Mais heureusement que je garde toujours un en-cas… Bref, je l’ai neutralisé discrètement, et j’ai fouillé tous les tiroirs. Tout était très bien rangé, et je n’ai eu aucun mal à trouver celui qui était fermé à clé avec la mention « Privé » dessus. J’ai ouvert le meuble, du bois, tu parles si c’était difficile…, et j’ai pris tout ce que j’ai trouvé dedans, c’est-à-dire trois parchemins… Après, vous connaissez la suite.

− Et alors ?, demanda Imoen, brûlant de curiosité. Et ces trois parchemins ?

Jaheira désigna sa poche d’une main, et lui répondit par une autre question.

− Et vous, plutôt ? Racontez-nous d’abord ce qui s’est passé aux Sept Soleils.

Daren expliqua leurs découvertes, le sauvetage de Jhasso, ainsi que leur affrontement avec ces mystérieux dopplegangers. Croisées avec les informations de Jaheira, toute cette histoire prenait un sens nouveau. Le Trône de Fer n’était qu’une vulgaire guilde de marchands avides et sans scrupules, prêts à faire travailler des esclaves dans des mines, à engager des bandits pour faire taire la concurrence, ou à noyauter leurs rivaux jusqu’à en kidnapper leurs dirigeants et faire appel à ces créatures démoniaques.

− Si ces créatures ont réellement les pouvoirs que tu décris, je suppose qu’elles ne travaillent pas gracieusement pour le compte du Trône, commenta Khalid. Elles doivent avoir droit à leur part du butin elles aussi.

− Et on peut facilement imaginer d’autres conséquences, plus graves encore, renchérit Jaheira d’un air inquiet. Je commence à me demander si ce Reiltar ne prépare pas un coup d’état, ou quelque chose de… plus grave.

Elle réfléchit un instant à ses propres propos, et continua.

− Il nous faut absolument avertir les ducs de la situation.

− Nous rencontrons demain matin le duc Eltan, commandant en chef du Poing Enflammé, répondit Daren avec un sourire.

− Parfait, je n’aime vraiment pas cette situation.

− C’est donc simplement ça…, ajouta Imoen pensive. Tout ça pour… plus de bénéfices…?

Jaheira secoua légèrement la tête.

− Quelque chose ne colle pas… écoutez plutôt.

Elle déplia le premier parchemin, et leur lut à voix haute.

« Le 3 Kythorn 1373,

 

Reiltar,

 

Mes supérieurs sont intrigués par votre proposition. J’aimerais pouvoir continuer à en discuter, mais de vive voix. Les Ménestrels et les Zhents sont très actifs dans cette région récemment ; s’ils essayaient de rompre l’alliance entre nos deux organisations, cela serait très regrettable. Si vous, Brunos et Thaldorn, pouviez nous rencontrer en lieu sûr à Château-Suif, mes supérieurs seraient bien soulagés. Veuillez me faire parvenir une réponse dès que possible.

 

Tuth. »

− Qu’est ce que cela signifie ?, demanda la première Imoen.

Ce message était en effet des plus déroutants. Qui étaient ces Brunos, Thaldorn, ou Tuth, et que venaient-ils faire à Château-Suif ?

− C’est ce que j’ai essayé de comprendre, répondit Jaheira. J’ai déjà entendu les noms de Brunos et Thaldorn, et ce sont les seconds de Reiltar si j’ai bien compris. Ce Tuth par contre, semble être le dirigeant d’une guilde alliée au Trône de Fer, sans doute dans un royaume voisin. Et il semble aussi ne pas comprendre les agissements de Reiltar.

− En résumé, ajouta Khalid, soit le Trône de Fer a les dents particulièrement longues, au point même de commencer à trahir ses alliés, soit… soit il se passe quelque chose de plus grave que nous ne comprenons pas encore…

− Pourquoi ?, le coupa Imoen. Pourquoi plus grave ? Ce sont juste d’odieux personnages qui s’enrichissent de manière honteuse ! Et à part ce…

Elle se tut en découvrant la mine sombre de Jaheira qui dépliait les deux autres parchemins qu’elle avait découverts. Vraisemblablement, ils n’étaient pas encore au courant de tout, et les nouvelles qu’elle allait leur annoncer ne semblaient pas particulièrement réjouissantes.

« J’ai une tâche pour vous et ceux que vous avez choisis.

Vous, fidèle entre les fidèles, devez tenir bon à ma place.

Je vous assure que je ne mépriserais pas votre dévotion en vous confiant un simple poste de sentinelle. Cette tâche revêt à mes yeux, et donc aux vôtres, une importance toute particulière.

Daren me pose un grave problème.

Résolvez ce problème, et vous aurez droit à ma reconnaissance.

Telle est votre tâche.

L’échec n’est pas une option.

 

Sarevok. »

− Je suis désolée…

C’était donc ça. D’eux quatre, lui seul était véritablement recherché. Il avait certes à son actif la destruction de nombreux biens du Trône de Fer, mais ce n’était pas là le fruit de son seul travail. Et ces hommes, cet homme, Sarevok, n’en avait qu’après lui. Il repensa aux assassins, à Gorion. À Elminster. Il sentait que quelque chose les reliait à cette histoire, quelque chose dont il n’avait pas encore conscience, ce qui n’était pas le cas de ses ennemis apparemment. Tout à coup, il repensa à ses rêves, ou plutôt ses cauchemars. Et si… ? Non, c’était impossible. Et pourtant… Et si ces hommes à sa recherche étaient au courant ? De tout. Des rêves, de la voix, et … de son mystérieux pouvoir maudit. Et si tout ceci n’était qu’une diversion pour…

− Mais attends, ce n’est pas fini, poursuivit Jaheira, le tirant de ses réflexions.

Elle venait de déplier le dernier parchemin.

− Tu vas voir la suite, c’est à n’y rien comprendre.

« Père,

J’ai reçu votre lettre et je puis vous assurer que les mercenaires qui accompagnent Daren ne gêneront plus nos activités. Je m’en suis personnellement occupé. Avant de mourir, ils se sont montrés très coopératifs et ont fait des révélations ; comme vous le supposiez, c’était des agents du Zhentarim. J’écris également pour vous prévenir que je ne pourrai pas assister à la réunion de Château-Suif. Le Frisson et les Griffes Noires nous posent des problèmes. Ils ont eu des difficultés à collaborer et ils ont besoin de moi pour apaiser les dissensions. Je regrette de ne pouvoir être à vos côtés.

 

Sarevok. »

Daren était stupéfait. Ce n’était pas la grossière imposture au sujet de leur soi-disant mort qui l’avait surpris, mais plutôt la totale incohérence de ce message avec la situation. Pourquoi cet homme, Sarevok, pourtant si déterminé à en finir avec eux, mentait à ce sujet à son père, Reiltar, dirigeant du Trône de Fer ? C’était incompréhensible. La suite du message était encore plus troublante. Dans quel intérêt Sarevok faisait-il croire à son père que lui et ses compagnons étaient des Zhents ?

− Reiltar n’est pas le cerveau de toute cette machination ?, pensa-t-il tout haut.

− Je ne sais pas, lui répondit Khalid. C’est un nouveau mystère qui se pose à nous, en effet.

La corruption du fer, les attaques de bandits sur les convois étrangers, la mine cachée de Bois-Manteau, tout était fait pour profiter au Trône de Fer, pour accentuer davantage son monopole. Ce Reiltar était un être sans scrupule, prêt à sacrifier des vies humaines pour faire toujours plus de profit. Comment était-il possible que lui-même soit manipulé ? Et surtout, dans quel but ? Ce Sarevok, son fils, lui mentait. Mais pour quelles raisons ?

− Il est tard, déclara soudainement Jaheira. Tout ceci est encore très obscur, et une nuit de sommeil nous aidera peut-être à y voir plus clair. Nous reprendrons demain matin.

La nuit était effectivement tombée depuis longtemps sur la Porte de Baldur. Ils quittèrent enfin leur table et se dirigèrent vers leurs chambres, mais Daren ne parvenait pas à trouver le sommeil. Il reprenait sans cesse les éléments d’un puzzle devenu trop grand, assemblant tant bien que mal les pièces, en vain. Il finit par s’endormir au milieu de la nuit, une désagréable sensation d’inachevé pesant sur sa conscience.

Ils avaient rendez-vous le lendemain matin au quartier général du Poing Enflammé. Même si Daren n’avait obtenu ce rendez-vous que dans l’optique de libérer ses deux amis, ils avaient maintenant besoin d’une aide extérieure pour continuer leur enquête, et cet entretien pourrait s’avérer précieux. Leurs preuves contre le Trône de Fer étaient maigres, et un soutien de poids serait des plus utiles face à une justice aussi partiale. Faire tomber le Trône n’était pas une entreprise aisée.

« La Balafre » les reçut dès leur arrivée et les conduisit au tout dernier étage de l’imposante forteresse militaire. C’était ici que logeait l’un des quatre grands ducs de la Porte, le duc Eltan. C’était un homme à la carrure large, et on devinait à sa démarche athlétique qu’il pratiquait encore régulièrement les arts du combat. Son allure était fière, et il dégageait une aura de droiture et de respect. La pièce dans laquelle il les accueillit était une véritable mine d’or d’ouvrages et de trophées en tous genres. Au fond de la pièce, des armes suspendues aux murs côtoyaient des têtes de loup ou d’ours empaillées, et de chaque côté, d’immenses étagèrent regorgeaient de livres et de gravures anciennes. On aurait dit que l’histoire de toute sa vie était ici, entre ces murs, ce qui était très probablement le cas. Le duc s’approcha du petit groupe et vint les saluer chaleureusement un par un.

− C’est un plaisir de vous rencontrer, les accueillit-il. Mon second, que vous connaissez déjà, m’a appris que vous étiez en conflit avec une guilde de marchands de la ville, c’est bien cela ?

Tous hochèrent de la tête en même temps.

− Vous nous avez apporté une aide significative en enquêtant sur les Sept Soleils, et moi-même ne portant pas le Trône de Fer dans mon cœur, j’aurai été ravi de vous venir en aide. Mais, si j’ai bien compris la situation, vous n’avez pas eu besoin de moi pour sauver vos compagnons ?

Dans la panique de la veille, ils s’étaient persuadés de ne jamais revoir leurs deux compagnons sortir vivants du siège du Trône de Fer. Sur le moment, la meilleure solution qu’ils avaient trouvée était de demander de l’aide à la seule personne de confiance qu’il connaissait ici. Mais maintenant, il se rendait compte qu’il avait peut-être bien dérangé le duc pour rien. Il allait s’excuser, quand celui-ci reprit la parole, le regard pétillant de malice.

− Bien. Je peux peut-être vous aider, reprit le duc. Si ça vous intéresse, j’ai une autre proposition à vous faire.

Il marqua une pause, et baissa légèrement le ton de sa voix, comme de peur qu’on surprenne ses propos.

− Vous cherchez à démanteler cette guilde et leur faire endosser la responsabilité de la menace de guerre, si j’ai bien saisi. Sachez dans ce cas que la justice de cette ville ne s’opposera à eux seulement si vous avancer des arguments extrêmement convaincants. Ce sont des marchands, avec tous les coups bas que cette profession implique, et de simples accusations de corruptions ne suffiront pas à les inquiéter. Pour le moment, je n’ai pas la moindre preuve des agissements douteux du Trône de Fer, et avant même de penser à une inculpation, il faudrait avoir un début de piste.

Tous les quatre s’échangèrent un regard.

− Ce que je vous propose, continua-t-il, c’est de m’amener quelque chose qui, même insuffisant pour constituer un dossier à lui seul, puisse me convaincre définitivement de vous prêter main forte.

Jaheira ouvrit son sac à dos et tendit au duc tout ce qu’ils avaient recueilli, des mines de Nashkel au siège même du Trône de Fer.

− Alors nous avons déjà ce que vous nous demandez, Sire.

Le duc Eltan lut longuement les documents, et après quelques minutes de réflexions, prit la parole en fronçant les sourcils.

− Je suppose que vous souhaitez vous rendre à Château-Suif ?

Daren sentit son cœur se mettre à battre de plus en plus fort. Cela ne faisait pourtant qu’un peu plus d’un mois qu’il avait quitté la citadelle de son enfance, mais il lui semblait qu’il s’était écoulé des années. Le duc se leva et s’approcha de l’un des nombreux rayons d’une étagère. Il en tira un gros livre poussiéreux qu’il épousseta d’un geste de la main, et le tendit à Jaheira.

− Et je suis bien décidé à vous aider à poursuivre votre enquête.

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