Le sceptre maudit

Le chemin du retour parut bien plus simple. Le pont sous le dôme vert était reformé, et les morts vivants n’étaient plus ressortis des eaux qui les avaient engloutis. Ils remontèrent enfin les hautes marches de métal pour finalement arriver dans la pièce secrète, repaire du vieux Sassar. Assis sur l’unique chaise branlante de la caverne, il avait tourné la tête en entendant revenir les quatre compagnons. Daren s’avança le premier, et avant qu’il ne pût s’introduire, le vieil homme l’avait questionné d’une voix blanche.

 

− Vous l’avez ? Vous avez le sceptre ?

 

Daren ne répondit pas. Ils s’étaient mis d’accord pendant la montée qu’ils ne donneraient pas l’occasion à qui que ce fût de leur voler le morceau d’ébène.

 

− Oui, vous l’avez, je le sens…, poursuivit-il en hochant de la tête. C’est un artefact bien trop puissant pour passer inaperçu, surtout aux sens de quelqu’un comme moi qui a perdu la vue.

− Où se trouve l’Œil Aveugle ?, demanda Daren.

− Je ne vous apprends rien si je vous dis que Gaal porte toujours avec lui sa moitié ?, répondit-il en éludant sa question. Il ne sera pas aisé de vous en emparer.

− Où se trouve l’Œil ?, répéta Daren.

− Oui, oui, l’Œil… Un homme garde une sorte de fosse, de là où s’échappe cette fumée verte qui recouvre le repaire. Il s’appelle Tad. C’est un dissident, comme moi, mais il a choisi tout de même de rester. Allez le voir, et demandez-lui si « l’Œil est aveugle ». C’est un mot de passe. Il vous dira quoi faire.

− Il nous faudrait aussi votre bure, ajouta Yoshimo.

 

Ils avaient mis au point une stratégie pour reformer le Grand Instrument, et ensuite affronter la terrible créature. Yoshimo, de part ses qualités indéniables de voleur à la tire, s’était naturellement proposé pour dérober le sceptre à Gaal. Il ne lui fallait qu’un déguisement adéquat pour approcher son repaire sans être découvert, et ils comptaient sur Sassar pour obtenir ce qui leur manquait.

 

− Vous n’aurez pas beaucoup de temps une fois que vous l’aurez, les mit en garde le vieil homme. Je pense que Gaal peut sentir tout comme moi le pouvoir du sceptre, et il ne mettra pas longtemps à s’apercevoir que sa moitié a été volée.

 

Sassar leur ouvrit à nouveau le passage vers la grotte, et ils retournèrent à l’embranchement qui menait au repaire de l’« Œil Aveugle ». Yoshimo s’avança seul, grimé en adepte du culte et penché en avant afin de dissimuler au mieux son visage.

Daren, Minsc et Aerie se postèrent en arrière, l’air grave. Yoshimo avait insisté pour opérer seul, et c’était sans doute la meilleure solution pour parvenir à leurs fins, mais cela ne les empêchait pas de s’en inquiéter. Daren observait la moitié du sceptre en leur possession. Un silence inhabituel régnait dans les profondeurs, comme le calme avant la tempête, et il pouvait presque sentir le morceau de bois noir s’adresser directement à lui.

 

− J’espère vraiment qu’il ne va pas se faire prendre, chuchota Aerie d’une voix tremblante.

 

Un quart d’heure s’écoula ainsi, sans un bruit. Daren savait que leur compagnon ne s’était pas fait prendre, car dans le cas contraire, l’alerte aurait été donnée. La brume verte au loin éclairait la galerie d’un reflet malveillant, et il était difficile de voir ce qui pouvait se passer plus en avant au travers du brouillard. Soudain, un grondement terrible retentit et le sol se mit à trembler. Une voix terrifiante s’éleva du néant.

 

« Désespoir… Les voyants sont familiers de la mort… »

 

Jaillissant du sol, une forme sphérique et tentaculaire fissura la roche devant eux  et s’éleva dans les airs. La créature couleur terre ouvrit alors un œil unique gigantesque de plus d’un mètre de large, et déploya dans le même temps une dizaine de petits appendices tout autour. Chaque tentacule se terminait par un autre œil, plus petit, qui scrutait les trois compagnons.

 

− Que…Quelle est cette abomination ?, balbutia Aerie.

− C’est… l’Œil Aveugle !

 

Et avant qu’ils n’eussent le temps de se préparer au combat, une lumière orangée jaillit de l’œil central et les enveloppa. Daren était paralysé. Il ne parvenait à bouger que ses yeux, et ni Minsc ni Aerie ne semblaient en meilleure posture. La créature flotta dans leur direction, ses tentacules s’agitant frénétiquement, jusqu’à ce que l’une d’entre elles tirât un rayon violacé en direction d’Aerie. Daren observait la situation, impuissant, et ce fut Minsc qui, dans un cri de rage terrifiant, s’élança dans les airs pour parer de son corps le sortilège de ce monstre sphérique. Il était sans doute comme lui immobilisé par sa magie, mais parvint tout de même dans un effort surhumain à s’en dégager pour protéger la sorcière. Le rayon percuta le rôdeur de plein fouet et Minsc fut projeté à terre, se tordant d’une douleur sans nom. La créature émit un grognement, et elle pointa un autre de ses tentacules vers l’elfe. Daren sentit quelque chose le brûler de l’intérieur. Le sceptre l’appelait, il entrait en résonance avec son pouvoir maléfique. Le brouillard vert vira vers le rouge à mesure que l’Œil s’approchait d’Aerie. Elle serait sa prochaine victime, c’était évident. Malgré la pupille centrale qui le maintenait prisonnier de sa magie, Daren parvint au prix d’un lourd effort à tourner la tête en direction de l’elfe. La jeune femme était à genou, les mains à terre, et ses longs cheveux tombaient en avant en voilant son visage. Une lumière violette jaillit à nouveau de la créature, et Daren se mit à hurler. Il sentait l’essence de Bhaal l’envahir, guidée par ce bâton de bois noir dans sa sacoche, et il se laissa aller à son pouvoir. Couvrant les murmures qui s’amplifiaient dans son esprit, il leva une main pour bloquer le rayon de magie noire. L’impact le projeta en arrière lui aussi, et une douleur aigue lui traversa le corps, amplifiant encore le phénomène. Il sentait son corps trembler sous la fureur.

 

Une voix, lointaine, s’éleva alors derrière l’Œil. La voix de Yoshimo.

 

− Daren ! Attrape !

 

Le démon tentaculaire tourna aussitôt la plupart de ses appendices en arrière, et frappa de la même magie pourpre le voleur qui s’effondra lui aussi. Daren avait recouvré sa liberté de mouvement et se concentra pour retrouver son calme. Juste au dessous de l’Œil, il aperçut le petit objet encore en vol que venait de lancer Yoshimo. Il ne pouvait pas le rater. Il ne devait pas le rater. Daren plongea de côté en étirant son bras au plus loin qu’il put, et attrapa la pièce de bois avant qu’elle ne touchât le sol. Les murmures se firent plus forts. La créature émit un nouveau grognement, et déploya toute sa puissance en déchaînant sa magie contre celui qui détenait maintenant les deux moitiés du sceptre. Un globe se forma autour de Daren, et il sentit le bâton d’ébène vibrer entre ses mains. La moitié que possédait Gaal était la clé pour résister aux pouvoirs de cet œil géant.

 

« Donne-moi le sceptre, humain. »

 

La voix résonna dans son esprit. Calme, déterminée, et terriblement convaincante.

 

« Dépose les deux morceaux, et présente-les moi ».

 

Daren fouilla lentement sa poche et en sortit l’autre moitié. Il avait du mal à penser de lui-même, et sentait son esprit somnoler à ces paroles. Sans savoir ce qu’il faisait vraiment, il approcha les deux extrémités. La voix du démon essayait tant bien que mal de le plier à sa volonté, mais d’autres murmures, bien plus forts et bien plus familiers, obtenaient un plus large écho à ses yeux. L’essence de Bhaal.

Les deux moitiés se fixèrent l’une à l’autre, tels deux aimants. Dans un tremblement terrible, le plafond de la grotte se fissura et des petites roches mêlées à de la poussière se mirent à danser sur le sol. Pour la première fois, le gros œil blanc au centre de la créature vacilla. Dans une expression de peur et de colère, il tenta d’assaillir Daren de sa magie dans un dernier assaut, en vain. Levant le bâton noir ainsi reformé, il le pointa vers celui qu’on nommait à juste titre l’« Œil Aveugle », qui explosa silencieusement.

Des morceaux de chair brune retombèrent sur le sol, dans un curieux mélange de chocs mous. Il avait simplement dirigé le bâton d’ébène vers lui, et le gros œil avait volé en éclat. Le jeune homme sentit alors une main se poser sur son épaule.

 

− C’est… fini ?, demanda Aerie.

− Je crois…, soupira-t-il, encore étourdi par la scène surréaliste qui venait de se produire. Allons aider Minsc et Yoshimo, et sortons d’ici.

 

Daren porta les corps inconscients de ses compagnons jusqu’à un endroit sûr, le temps qu’Aerie préparât ses incantations curatives. Un peu plus loin, dans les décombres de ce qui avait été le repaire de l’« Œil Aveugle », on entendait des cris de panique et des hurlements de terreur. Le sombre pouvoir que leur avait conféré la créature en échange de leur vue venait de s’évanouir.

 

− Où sommes-nous ?, demanda Minsc qui revenait à lui.

− Nous n’avons pas bougé, répondit aussitôt Daren. Mais le démon a été vaincu.

 

Yoshimo ouvrit les yeux à son tour.

 

− De retour chez les vivants, Yoshimo, lui adressa Aerie d’un sourire.

 

Daren se tourna vers lui, le gratifiant d’un sourire franc et amical.

 

− Bien joué, Yoshimo. Parfaite coordination, c’était un sans-faute.

− Ça a même été plus facile que ce que j’avais prévu, répondit-il en se massant la tête. Du moins, jusqu’à ce que je revienne.

 

Il s’interrompit un instant, ses yeux se plongeant dans les siens.

 

− Et… tu as reconstitué le sceptre ?

 

Son regard trahissait une certaine concupiscence, et Daren fut le premier à détourner le sien.

 

− Je… heu… oui.

− Te rends-tu compte que tu pourrais retrouver Irenicus et Imoen bien plus facilement grâce à cet artefact ?

 

Dans l’excitation du moment, Daren n’avait pas réalisé qu’il détenait effectivement un objet d’une puissance exceptionnelle, et vu la facilité avec laquelle il avait mis en déroute l’Œil  Aveugle, même le sorcier qu’ils recherchaient ne résisterait pas à son pouvoir.

 

− Non Yoshimo, intervint Aerie. Nous avons promis quelque chose, et ce sceptre ne nous appartient pas.

− Et vous feriez bien de vous en remettre à la sagesse de cette jeune personne, ajouta une voix âgée derrière eux.

 

C’était Sassar.

 

− Vous avez vaincu l’Œil, je le sens, mais le sceptre ne doit pas quitter ces lieux et remonter à la surface.

− Pourquoi ?, demanda Daren. Qu’est ce qui m’empêche de l’emporter avec moi ?

− Daren !, le coupa Aerie.

 

Ils avaient donné leur parole, mais avoir à portée de main quelque chose qui pût lui ramener Imoen n’avait pas de prix.

 

− Parce que, dans le cas contraire… vous mourrez.

 

Personne ne répondit. Le vieil homme bluffait-il ? Voulait-il simplement leur faire peur pour récupérer le trophée pour lui seul ?

 

− En plus d’avoir brisé le sceptre en deux, les dieux l’ont également condamné à demeurer enfoui dans les entrailles de la terre. Remontez-le à la surface, et vous succomberez à sa malédiction.

 

Quelque part au fond de lui, un espoir s’était évanoui à cette réponse. La mince étincelle coupable qui s’était embrasée lorsque Yoshimo lui avait prendre conscience de ce qu’il avait entre les mains avait disparu.

 

− Nous ferons ce que nous avons promis, se résigna-t-il. C’est la seule solution.

 

Aerie poussa un soupir de soulagement. Sassar les guida à nouveau jusqu’à son repaire, et ils firent route une fois encore vers les profondeurs. Daren sentait le bâton d’ébène, fermement serré dans sa main droite, vibrer d’une pulsation régulière, comme s’il avait été vivant. Un mal sournois et latent s’en dégageait. C’était presque imperceptible, mais son affinité avec Bhaal le Seigneur du Meurtre lui avait aiguisé les perceptions de cet ordre.

Ils arrivèrent enfin devant le temple oublié. Les gardiens étaient toujours là, immobiles depuis l’éternité.

 

− Pourquoi ?, s’écria leur chef à leur retour. Pourquoi êtes-vous revenu ?

 

Daren s’avança le premier.

 

− Rien ne change ici !, poursuivit-il, sa voix pleine de rancœur et de lassitude. Vous n’existez pas, vous…

 

Il s’arrêta aussitôt, le regard figé sur le sceptre.

 

− Le Grand Instrument ! Vous avez déplacé le Grand Instrument !

− Oui, en effet. Par la volonté de votre Dieu. Et je l’ai reconstitué.

 

Daren brandit devant lui le bâton de pouvoir qui avait retrouvé sa taille d’origine.

 

− Ce… ce n’est pas possible ! Je ne vous crois pas ! Rien ne peut changer, ici ! Vous mentez !

− Alors suivez-moi dans le temple. Et vous verrez.

 

Daren, Aerie, Minsc et Yoshimo poussèrent les lourdes portes du temple. Les fidèles hésitèrent un instant, mais les suivirent peu après, pour la première fois quelque peu ébranlés dans leurs certitudes. À l’intérieur, la salle était vide. Il n’y avait ni avatar, ni démon.

 

− Vous voyez ?, commença le gardien, reprenant son ton sarcastique. Vous voyez ? Il n’y a rien, ici. Rien que les relents de notre haine et de notre dégoût.

− Nous vous avons apporté un signe, répondit Daren. Qu’en ferez-vous ?

− Vous pourriez au moins prononcer son nom en son hommage, vous ne croyez pas ?, ajouta Aerie.

− Nous ne prononçons plus ce nom maudit depuis une éternité. Nous…

− Alors ne vous étonnez pas qu’il ne vous écoute plus !, s’écria Minsc. Vous ne valez pas mieux qu’un homme abandonnant son hamster !

 

Le gardien ne répondit pas. Sa respiration était saccadée, et il semblait en proie à un intense conflit intérieur.

 

− Je… Je vais le faire…

 

Le prêtre déchu prit une longue inspiration et ferma les yeux quelques secondes. La tension dans la salle était presque palpable. Les fidèles s’étaient disposés tout autour de la pièce en silence, reproduisant d’un instinct oublié le rituel qu’ils avaient probablement accompli des milliers de fois par le passé. Tout à coup, le prêtre leva les bras au ciel et s’écria d’une voix forte :

 

− A… Amaunator ! Ton peuple t’appelle ! Moi, Agru Tindul, Seigneur du Soleil de la Troisième Maison, je prononce par la présente ton nom à haute voix ! Nous demandons… je t’en prie… nous t’adressons un appel. S’il te plait… nous avons besoin de toi…

 

L’homme avait fini dans un demi-murmure, et on devinait des larmes qui se formaient à ses yeux. Il baissa la tête à nouveau, et une vive flamme blanche illumina la pièce. L’avatar de lumière était apparu, plus majestueux et plus brillant encore.

 

− Mes enfants, déclara-t-il de sa voix vibrante, je vous entends enfin, vous qui avez souffert et qui souffrez encore.

 

À cette apparition, nombre de fidèles se prosternèrent devant lui, une expression d’infini soulagement et de gratitude sur le visage.

 

− Que… que pouvons-nous faire pour vous servir ?, reprit doucement leur chef.

− Rien. Vous deviez veiller sur le mal qui réside ici jusqu’à la fin des temps, et notre temps est révolu. Vous avez accompli votre devoir. Vous serez tous présents aux côtés d’Amaunator dans la Forteresse du Soleil Éternel. Les ennemis ancestraux ne sont plus et notre tâche ici est accomplie.

 

L’avatar tourna la tête vers Daren et tendit une main blanche.

 

− Enfant de Bhaal, tu as reformé le sceptre. Qu’en feras-tu maintenant ?

 

Daren sursauta à ces paroles, comme se réveillant brutalement d’un rêve. Il finit par tendre lentement le bâton noir, presque à contrecœur, et le déposa dans les mains de l’apparition de lumière.

 

− Tu as bien agi, enfant de Bhaal…

 

La lumière s’intensifia tout à coup, et un vent puissant se leva du néant. Avant qu’aucun d’eux ne pût réagir, un éclat argenté les aveugla l’espace de quelques secondes. Lorsque la lumière se tamisa à nouveau, ils étaient seuls sous les colonnes du temple.

 

− Amaunator, chuchota Aerie. Le Dieu Soleil…

− J’ai déjà entendu parler de lui, répondit Daren. C’était un dieu bon, et généreux. Mon père adoptif m’avait dit qu’il s’était éloigné de ce monde, et je crois que c’est pour ça que ses fidèles ne parvenaient plus à entrer en contact avec lui…

− Ils sont libres désormais, ajouta Minsc.

− Libres. Et nous, nous sommes libres d’aller chercher notre récompense, conclut Yoshimo, toujours pragmatique. Je pense que nous avons bien mérité notre argent.

− Et tous ces pauvres gens ?, réalisa Aerie. Ces… Les anciens fidèles de l’Œil, que va-t-il advenir d’eux ?

− Ils ont bien mérité ce qui leur arrive !, tonna le rôdeur.

− Oh, Minsc, je ne sais pas, répondit Aerie. Je crois qu’ils ont été abusés par cette créature…

− Ce n’est pas à nous de décider de leur sort, intervint Daren. Nous informerons le temple de Heaume de la situation dans les souterrains, et ils feront ce qu’ils jugeront bon de faire.

 

Ils sortirent du temple et prirent le chemin de la surface, le cœur allégé d’une noble tâche accomplie. Ils franchirent le dôme au toit d’émeraude, et Daren crut percevoir un léger craquement derrière eux.

 

− Regardez !, dit Yoshimo en désignant le pont.

 

La passerelle qu’ils venaient de franchir s’était fendue, et les abysses séparaient une nouvelle fois le monde réel de ce temple hors du temps.

 

− Nous n’avons plus rien à faire ici à présent, conclut Daren. Cet endroit va retrouver son calme ancestral, et les étrangers n’ont plus rien à y faire.

 

La petite troupe arpenta une nouvelle fois les égouts, et ils sortirent encore crasseux de leur périple en direction du temple Helmite. Il faisait nuit, et la lune éclairait faiblement la place de son premier quartier.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s