De nouveaux liens

Le temps cessa de s’écouler, aux frontières de l’inconscience. La blessure de Daren le faisait souffrir, mais il n’y prêtait plus beaucoup d’attention. Allongé sur les dalles de marbre, il contemplait le plafond comme s’il avait été la plus belle chose qu’il n’eût jamais vue. Le monde s’était arrêté. Se laissant aller à cette douce somnolence, son esprit vola de plus en plus vite, de plus en plus loin. Jusqu’à Château-Suif, à l’intérieur de la grande bibliothèque. Il était en terrain connu, familier. Durant son enfance, il avait fait connaissance avec chaque recoin de ce grand hall austère, mais la lumière blanche et terne qui y régnait en ce moment même lui donnait un aspect plutôt menaçant. Il leva les yeux et découvrit avec un calme inapproprié la pièce remplie de statues. Ou plutôt de personnes qu’il ne connaissait pas, changées en statue de pierre. Une voix s’éleva de cette constellation de sculptures, une voix qui lui rappelait de bien sombres souvenirs.

 

− Tout est question de puissance.

 

Irenicus, le mage noir, était apparu au milieu de la pièce.

 

− C’est incontestable, et parfaitement logique, reprit-il. Celui qui vit affecte le monde qui l’entoure.

 

Sa voix était comme à son habitude, calme et posée. Il se déplaçait entre les statues, imperturbable, comme pour dispenser un enseignement particulièrement délicat à assimiler.

 

− Mais… tu n’as pas besoin de cela, n’est ce pas ?, continua-t-il en s’adressant directement à lui. Tu es… différent, au fond de toi.

 

Daren ne pouvait toujours pas répondre, ne pouvant qu’écouter le sorcier et ses paroles envoûtantes. Ce dernier entama tout à coup quelques passes magiques, et une lumière bleutée entoura la statue d’une femme d’âge mûr, qui reprit vie sous ses yeux. C’était une femme blonde, d’une quarantaine d’année. Elle semblait ne pas avoir conscience de ce qui l’entourait, comme si elle n’avait pas vraiment été là.

 

− Cette femme vit, et possède une force particulière, commenta Irenicus. La peste lui a pris ses parents, et la guerre son mari. Mais jamais elle n’a baissé les bras.

 

Il tourna lentement autour d’elle, les mains croisées dans le dos.

 

− Sa ferme est prospère, et son nom respecté. Elle a des enfants, beaux, nourris, et en sécurité. En résumé, elle vit comme elle s’imaginait devoir le faire.

 

Il entama à nouveau d’autres passes et un feu orangé jaillit de ses mains. L’énergie brute frappa de plein fouet la fermière qui s’effondra, sans vie.

 

− Et maintenant, elle est morte…

 

Il reprit sur le même ton pédagogique.

 

− Ses terres seront morcelées, ses enfants partiront. Et elle sera oubliée.

 

Daren écoutait, sans pouvoir intervenir. Il avait l’impression d’assister à la scène à la troisième personne, sans être réellement présent.

 

− Sa vie était exemplaire, mais elle n’a pas connu le pouvoir. Elle n’aura été qu’une esclave…

 

Irenicus se déplaça à ses côtés et planta son regard dans le sien.

 

− Et toi ?… Es-tu prédestiné à l’oubli ? Ton existence sera-t-elle noyée dans l’ombre d’autres plus glorieuses ? Tu es né du Meurtre ! Et chaque parcelle de ton âme s’en souvient ! Si c’est ce que tu désires…

 

Il marqua une légère pause.

 

− …tu auras le pouvoir.

 

Daren eut soudain la sensation de sortir hors de l’eau et de pouvoir respirer. Il se trouvait bien à Château-Suif, mais ressentait enfin son corps comme étant le sien. Les paroles du sorcier avaient réveillé quelque chose en lui. Il s’était toujours demandé ce qui se passerait s’il se laissait totalement aller à son héritage. Était-ce ce pouvoir dont lui parlait Irenicus ? Il avait déjà senti de nombreuses fois son effleurement, lorsqu’il était en colère ou en danger, mais la retenue qu’il s’appliquait à y mettre, même inconsciemment, était un frein évident à son efficacité. Une petite voix au fond de lui brûlait d’envie de connaître la réponse, de connaître cette extase d’une puissance sans limite. Mais les conséquences que cela impliquerait lui avaient toujours fait faire marche arrière. Il n’avait jamais été jusque-là, mais il savait. Une intuition, peut-être l’ultime barrière que lui imposait son âme, lui sussurait qu’il ne survivrait sans doute pas à cette essence totalement libérée. Et quand bien même il se trompait, le risque était trop important pour être tenté. Cette fois encore, il lui fallait refuser.

 

− Les horreurs que tu m’offres ne m’intéressent pas, Irenicus !, finit-il par s’écrier.

− Vraiment ?, ironisa le mage. Mais ses conséquences sont pourtant… bien réelles.

 

Le sorcier leva les yeux et fixa quelque chose derrière lui. Daren se retourna aussitôt, un très mauvais pressentiment le prenant aux tripes. Elle était là. Belle, perdue, et l’air si innocente. Imoen était apparue dans son rêve, ses longs cheveux roux volant doucement sur ses épaules.

 

− Tes actes n’affectent pas que toi, reprit Irenicus en s’approchant d’Imoen. Tu vas rapidement te rendre compte à quel point ton choix est limité… Tu feras ce que tu dois faire, tu deviendras qui tu dois devenir ! Ou alors…

 

Il fit à nouveau flamboyer ses mains de magie, le regard plus menaçant que jamais. Daren savait ce qu’il allait faire, mais il était incapable de l’arrêter.

 

−… d’autres payeront pour ta lâcheté !

 

Sur ces dernières paroles, le mage déversa sa haine sur son amie. Alors que la vague de feu recouvrait Imoen, Daren sentit sa peau le brûler de toutes parts. Il percevait au travers des flammes ses cris de douleurs, et ressentait en même temps cette souffrance qu’il lui faisait endurer. Tout s’assombrit alors, et il tomba à la renverse sur le sol froid en même temps qu’elle. Ses paupières devinrent de plomb, et il sombra dans l’inconscience en murmurant le nom de sa protégée.

 

 

− Ça va aller, ne t’inquiète pas, chuchota une voix douce à son oreille.

 

Daren ouvrit lentement les yeux. La lumière l’éblouit un instant et il distingua un visage fin et gracieux penché sur lui. Ces grands yeux bleus en amande et les reflets dorés de ces cheveux au soleil étincelant de l’après-midi ne pouvaient appartenir qu’à une seule personne.

 

− Minsc, Yoshimo ! Venez ! Daren a reprit connaissance !

 

Se massant lentement la tête, Daren s’assit sur le lit où il était allongé, évitant de trop faire bouger son épaule encore douloureuse.

 

− Où suis-je ?, demanda-t-il d’une voix pâteuse. Que s’est-il passé ?

− Tu peux remercier notre amie ici présente pour avoir veillé sur toi et sur la druide, répondit une voix familière. C’est grâce à elle si tu es encore sur pied.

 

Le visage d’Aerie rosit légèrement, et elle fit un sourire complice à Daren. Il haussa soudainement les sourcils, les évènements de la matinée lui revenant à l’esprit. Les Ménestrels, la trahison, Jaheira, et puis plus rien. Rien que ce rêve étrange qui le hantait encore.

 

− Ce serait plutôt à nous de te demander ce qui s’est passé !, ajouta Minsc. Vous nous avez fait une belle frayeur ! Bouh a cru que vous aviez quitté ce monde !

− Où est Jaheira ?, demanda aussitôt Daren.

 

Elle avait brûlé ses dernières ressources lors de leur combat et avait perdu connaissance elle aussi.

 

− Je suis là, Daren.

 

Jaheira venait de passer le pas de la porte de sa chambre. Elle avait les traits tirés, mais semblait en bonne santé.

 

− Je suis désolée de ne pas t’avoir soigné quand il l’aurait fallu, continua-t-elle, mais c’était au dessus de mes forces. Tu peux remercier notre jeune sorcière d’avoir elle aussi quelques dons curatifs, car c’est elle qui t’a sauvé d’une situation plus qu’inquiétante.

 

Aerie sourit timidement à ce compliment, inattendu et inhabituel.

 

− Merci, je…, commença maladroitement Aerie.

− Tu n’as pas à me remercier, petite. Je n’ai habituellement pas ma langue dans ma poche, et si je dis quelque chose, c’est que je le pense vraiment.

− Je crois qu’il est temps de raconter ce qui s’est passé, tu ne crois pas Jaheira ?, finit par dire Daren.

 

Tous les quatre s’installèrent autour du lit où il était encore assis, et la druide poussa un long soupir avant de commencer son récit. Elle détailla la trahison de Galvarey et leur combat inégal contre cinq adversaires. Elle demeura néanmoins évasive quant à sa propre affiliation avec les Ménestrels, pas plus qu’elle ne mentionna sa longue hésitation à intervenir pour défendre son compagnon, mais Daren ne la reprit pas.

 

− Je vois que ton ascendance ne passe nulle part inaperçue, commenta ironiquement Yoshimo.

− Les Ménestrels ne sont pas n’importe qui, Yoshimo, intervint Jaheira. C’est une organisation présente partout, qui connaît beaucoup de choses secrètes de ce monde et dont les desseins sont nobles et justes… généralement, ajouta-elle aussitôt.

− Mais comment nous avez-vous trouvé ?, demanda Daren, réalisant que la demi-elfe devait être incapable de le transporter dans son état jusqu’à la Couronne de Cuivre.

− Un rat, répondit Aerie. Un rat, avec une petite clé entre les dents, est venu nous trouver avec Minsc, et a tourné autour de nous jusqu’à qu’on le suive.

 

Daren sourit. Ainsi, elle avait gardé ses dernières forces pour communiquer avec le plus proche animal qu’elle avait trouvé, lui expliquant l’urgence de leur situation. Daren était encore une fois sidéré de sa présence d’esprit.

 

− C’est le seul animal encore sauvage qu’on trouve dans les villes, ajouta Jaheira d’un ton de dégoût. Mais apparemment, cela a été suffisant.

 

Le restant de l’après-midi fut consacré à la détente. Ni Minsc, ni Aerie, ni Yoshimo n’avait trouvé d’offre d’emploi sérieuse, mais après les évènements de la matinée, ils avaient tous besoin de se retrouver au calme.

 

La nuit était juste tombée, et ils venaient de terminer leur repas. Yoshimo était attablé à jouer aux cartes et aux dés contre des adversaires à l’air patibulaires, Minsc et Aerie bavardaient joyeusement tandis que le rôdeur nettoyait et réajustait son équipement. Quant à Jaheira, elle se tenait comme presque tous les soirs seule au comptoir, un alcool à la main. Daren s’approcha de la druide et se hissa sur l’un des hauts tabourets encore vide. Elle pleurait, en silence. Daren préféra ne pas parler pour le moment, la laissant se souvenir de ceux qui avaient disparus. Il fit un signe à un serveur, et lui désigna la chope que tenait Jaheira.

 

− La vie est étrange, tu ne trouves pas ?, finit par dire la demi-elfe, le regard scrutant le mur devant elle.

 

Daren ne répondit pas. Sa phrase n’était pas vraiment une question. Le serveur lui de lui apporta sa bière, et il trempa la mousse amère à ses lèvres.

 

− Elle vous donne de la joie, vous fait espérer le meilleur… et finit par vous laisser le pire… Quelle ironie que de tout perdre en quelques jours…

 

Daren posa son regard sur le comptoir et vit une broche ornée d’une harpe étincelante scintiller devant elle.

 

− Elle est magnifique. C’est la tienne ?

 

Sans bouger les yeux, elle lui répondit d’une voix lasse.

 

− Je ne sais pas… je ne sais plus…

 

Elle porta la pinte à ses lèvres et en but une longue gorgée. L’amertume de la bière la fit frissonner un instant, et elle reprit d’une voix plus assurée.

 

− C’est ma broche de Ménestrel. Si cela a encore un sens…

 

Daren se sentait quelque peu coupable de ce qui s’était passé. Même s’il savait qu’il n’y était pour rien, le plus objectivement possible, il ne pouvait s’empêcher d’éprouver la sensation d’avoir été à l’origine de cette tragédie. Lui en voulait-elle de l’avoir obligée à faire ce choix ? Elle s’était retournée contre les siens, contre cette organisation qu’elle portait dans son cœur et qu’elle servait depuis toujours. Il ne pouvait s’empêcher de se demander ce que Gorion aurait fait à sa place. Aurait-il lui aussi abandonné ses alliés pour… le rejeton d’un dieu mort et maléfique ? Il chercha quelques instants ses mots, ne sachant pas vraiment comment réconforter et remercier son amie qui derrière sa carapace insensible pleurait en silence.

 

− Je ne sais pas si ça vaudra ce que tu as perdu, commença-t-il, mais tu as toute ma reconnaissance. Je sais que le choix que tu as fait était difficile, mais je suis sûr que lorsque les Ménestrels apprendront ce que Galvarey a fait, ils comprendront la situation.

 

Elle ne répondit pas.

 

− Tu sais, les choses ont beaucoup changé depuis notre première rencontre, tu te souviens ? Je dois te dire que tu m’exaspérais… En fait, je crois que tu me vexais…, mais j’ai toujours eu beaucoup de respect pour toi, et pour Khalid. Gorion m’a dit un jour que lorsque la situation présente n’est pas bonne, la meilleure façon de la résoudre est d’aller de l’avant.

 

Elle finit enfin par sourire à sa dernière phrase.

 

− « Tu ne profiteras pas du présent si tu vis dans le passé, mais n’attends pas trop longtemps que le futur te trouve », répondit-elle. Qui a dit cela ? C’était Khalid.

− Et je pense qu’il avait raison. Jaheira, personne ne te rendra Khalid, tu le sais. Mais nous avons notre destin en main, et… une fois que nous aurons sauvé Imoen…

 

Il frissonna à cette évocation. Et s’ils ne la sauvaient pas ? Il avait le beau rôle de donner des conseils à Jaheira, mais comment réagirait-il si Imoen, son Imoen, était… ? Il chassa cette pensée de son esprit, se focalisant sur celui qui était la source de tous leurs malheurs, Irenicus.

 

− … nous ferons payer cette ordure pour tout ce qu’il a fait.

 

Sa voix s’était soudainement durcie, ainsi que le visage de Jaheira. Elle but le reste de sa chope d’un trait, et se leva.

 

− Merci… je ne suis pas très douée pour ce genre de choses… Mais parler me fait du bien. Merci de m’avoir écoutée.

 

Elle lui adressa un dernier sourire, et se dirigea vers les escaliers qui donnaient aux chambres. Daren commanda trois autres boissons et se dirigea vers Minsc et Aerie qui étaient toujours en pleine discussion.

 

− Cette contrée est jolie, mais j’aimerais tant montrer les champs de Rashémanie à Bouh. Nous pourrions courir librement dans la neige…

 

Le rôdeur était en pleine explication sur son pays natal.

 

− Vous venez de Rashémanie ?, demanda Aerie. Je… je croyais qu’un tel pays n’existait que dans les légendes.

− Non, elle est aussi réelle que Minsc, mais beaucoup plus grande ! Elle se trouve au loin, dans la direction du levant. Ah, mais cela fait si longtemps que je l’ai quittée…

 

Daren resta au comptoir quelques instants, un léger pincement au cœur.

 

− Pourquoi êtes-vous parti si loin de votre pays ?, reprit Aerie. Je… j’ai été arrachée au mien, mais je n’ai pas eu le choix…

− Je faisais mon Dajemma, un voyage pour prouver mon entrée dans l’âge d’homme. Nous étions deux, moi et ma sorcière… Je devais veiller sur Dynahéir, et la ramener au pays… saine et sauve. Oh, Bouh ! Je ne pourrais jamais retourner en Rashémanie ! Je me suis montré indigne ! Je ne suis plus un homme, et tu n’es plus un hamster… Nous sommes perdus !

− Oh, ne pleurez pas, répondit la magicienne. Je sais que vous et Bouh vous battez avec courage. Qui saurait dénombrer les ennemis que vous avez terrassés ? Je suis sûre que Dynahéir serait fière de vous.

 

Daren s’avança finalement vers eux et déposa ses trois chopines sur la table.

 

− Minsc et Bouh ont de la chance d’avoir d’aussi bons amis, avec toi et Daren. Mais… nous voudrions te demander quelque chose…

 

Daren se sentit mal à l’aise. Il avait été tellement obnubilé par l’avarielle qu’il en avait oublié ses compagnons. Quels liens unissaient Minsc et Aerie ? Elle l’appréciait pour ce qu’il était, c’était sûr, mais de savoir qu’il était un enfant de Bhaal l’avait toujours quelque peu intimidée. Daren préféra se lever et les laisser seuls plutôt que d’avoir à entendre des mots qui le hanteraient encore longtemps.

 

− Veux-tu devenir ma sorcière, Aerie ? Bouh et moi ne sommes rien sans une sorcière…

 

Daren s’immobilisa, une expression d’incrédulité sur le visage, et ne put s’empêcher de se retourner vers eux. Son regard croisa celui d’Aerie, qui lui adressa un sourire amusé. Minsc s’était agenouillé devant elle et avait courbé la tête. Elle s’inclina doucement, et lui répondit d’une voix chaleureuse.

 

− Si vous souhaitez devenir mon gardien, Minsc, je serai votre sorcière. Votre Dajemma n’aura pas été vaine et la mort de Dynahéir ne restera pas impunie.

 

Le rôdeur releva la tête, une expression de détermination et de fierté sur le visage. Il planta son épée dans le plancher, soulevant les regards inquiets des clients aux alentours.

 

− Mon épée, mon âme, et mon hamster… Tout cela, je le mets au service d’Aerie, ma sorcière !

 

Aerie ne put se retenir de rire. Elle prit deux chopes sur la table, tendant la sienne au rôdeur.

 

− Merci, Daren.

 

Elle inspecta d’un air soupçonneux le liquide orangé, haussant les sourcils.

 

− Ferme les yeux, et bois d’un coup, lui chuchota-t-il. C’est risqué de se poser plus de questions.

 

Elle éclata de rire et le dévisagea de ses grands yeux bleus. Daren se sentit changer de couleur et porta rapidement la liqueur à ses lèvres.

 

− Minsc et Bouh vont se coucher. Daren, Aerie, à demain !

 

Quelques minutes qui semblèrent durer à la fois une seconde et une éternité s’écoulèrent sans un mot. Aerie finit par se lever et déposa son verre à côté de celui de Daren. Elle effleura sa main un instant, dans un geste gracieux et naturel, et se leva à son tour.

 

− Merci pour la boisson, dit-elle d’une petite voix. Je vais aussi me coucher. À demain.

 

Il ne put que bégayer quelques mots incompréhensibles, le visage cramoisi, et se retrouva seul à nouveau. Il était tard, et la Couronne de Cuivre commençait à se vider. Il ne restait guère plus que Yoshimo et ses compagnons de jeu pour mettre encore un peu d’ambiance dans la grande salle. Daren se massa l’épaule encore douloureuse de sa blessure et se leva à son tour. Il prit la direction de sa chambre, perdu dans ses pensées, et s’endormit peu de temps après, son esprit bercé par l’image enchanteresse de leur belle sorcière.

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