Un énième marché

Ils atteignirent Amkethran le lendemain soir, conformément à leurs prévisions. Le petit village troglodyte ne semblait pas avoir changé en leur absence, et ils se faufilèrent dans les rues obscures à la faveur de la nuit jusqu’à la taverne du Zéphyr.

 

− Par ici !, leur chuchota une voix féminine avant qu’ils ne franchissent l’entrée du bâtiment.

 

Deux hommes dissimulés sous d’amples toges venaient de leur faire signe. Ils étaient tous épuisés, et Daren ne se sentait pas la force de se battre.

 

− C’est  moi, reprit la voix, Asana ! Asana Haraad !

 

La fille du bourgmestre. La jeune femme releva son capuchon et dévoila son visage.

 

− Vous ne devez pas rester ici ! Suivez-moi, vite, je vous en prie !

 

Tous les quatre s’échangèrent un regard inquiet et acquiescèrent en silence. Ils lui avaient fait confiance jusque-là, et ils en connaissaient assez sur elle pour renouveler cette confiance. Asana tourna à l’angle d’une étroite ruelle et s’engouffra sous la tenture d’une bâtisse anonyme.

 

− Que se passe-t-il ?, se risqua à lui demander Daren une fois à l’abri des regards extérieurs.

− Venez, je vais vous expliquer en chemin.

 

Elle ouvrit une large trappe au sol sous un tapis et les invita à descendre.

 

− Nous avons un blessé, signala Imoen.

− Une personne descend en premier. Les autres, attachez ces cordes à votre brancard. Le réseau souterrain est assez large pour y transporter de la contrebande, je pense que ça devrait aller.

 

Ils s’exécutèrent sans attendre, et s’éclipsèrent sans un bruit dans les tunnels sous le village.

 

− Balthazar veut ta mort, expliqua-t-elle en désignant Daren de sa main.

 

Ainsi leurs craintes s’étaient avérées. Le dernier doigt de la Main dévoilait enfin son véritable visage après avoir amassé l’essence de Bhaal dans l’ombre.

 

− Depuis peu, les mercenaires sillonnent le village et questionnent tous les habitants. Cela fait trois jours de je vous guette en essayant de vous trouver la première.

− Ont-ils dit pourquoi ils recherchaient Daren ?, l’interrogea Imoen.

− Non, mais je suis presque sûre qu’ils projettent de le tuer.

− Vous avez une idée de la raison ?, poursuivit Imoen. Il s’est passé quelque chose de particulier, ces derniers temps ?

− Ça a commencé il y a quatre jours. Une jeune femme rousse aux cheveux longs était arrivée en ville un ou deux jours avant. Il me semble l’avoir déjà vue plusieurs fois, elle apporte régulièrement des plantes médicinales au village.

− Mélissane…, souffla Daren.

− Oui, c’est ça il me semble, répondit la jeune femme, surprise. Vous la connaissez ?

− Un peu, mais poursuivez. Que s’est-il passé ensuite ?

− Il y a quatre jours donc, les hommes de Balthazar, pas ces brutes de mercenaires, ceux de la forteresse, ont arrêté la jeune femme. Ils lui ont attaché les mains dans le dos et l’ont emmenée de force à la forteresse. Je n’ai pas personnellement assisté à la scène, mais on m’a rapporté qu’ils l’ont menacée de mort. Et depuis, la situation est celle que je vous ai décrite.

 

Ces faits nouveaux apportaient enfin la lumière sur les dernières parts d’ombre du mystère, mais Daren préféra attendre qu’ils fussent seuls pour en débattre avec ses compagnons. Cependant, ils allaient avant tout devoir résoudre un autre problème bien plus pragmatique.

 

− Nous pouvons vous cacher le temps qu’il faudra, leur proposa la jeune femme, répondant ainsi à sa question avant même qu’il ne la posât. Vous… vous comptez… combattre Balthazar ?

− C’est plus que probable, répondit Daren. Mais nous allons avoir besoin de votre aide.

 

Asana leur dévoila son plus beau sourire.

 

− Aucun problème !, conclut-elle, enthousiaste. Ces moines ne sortent presque jamais de la forteresse et ne connaissent pas ces réseaux de contrebande. Quant aux mercenaires… ils sont tellement bêtes qu’ils pourraient vivre ici cent ans sans jamais se rendre compte de rien. Suivez-moi, nous allons bientôt remonter !

 

La fille du bourgmestre leur désigna les pièces dans lesquelles ils pourraient loger, et leur fournit à chacun une toge à turban beige comme en possédait les autochtones, afin de pouvoir se déplacer plus librement dans le village, puis leur indiqua enfin quel point atteindre afin de rejoindre leurs quartiers.

 

− Je ne sais pas ce que vous avez l’intention de faire, leur lança-t-elle, mais si vous avez l’occasion de tuer ce Balthazar et ses moines… je vous en serai très reconnaissante. Bonne nuit à vous.

 

Elle n’attendit pas leur réponse et s’éclipsa dans le dédale souterrain d’Amkethran. Après une brève inspection des alentours, il semblait qu’ils fussent enfin seuls.

 

− Mélissane capturée…, soupira Daren en secouant la tête. Rien de plus logique, en somme. Balthazar s’est servi d’elle et de nous pour éliminer la concurrence… Et maintenant que ses principaux rivaux sont écartés, il n’a plus besoin d’elle…

− Ou se sert-il d’elle comme appât pour nous attirer jusqu’à lui…, compléta Aerie, pour t’attirer jusqu’à lui…

 

Le traître se dévoilait enfin, maintenant que son piège était en place. Et aucun autre enfant de Bhaal que lui n’était en mesure de l’arrêter.

 

− Je pense surtout que Mélissane en connaît trop sur lui, poursuivit Daren. Souvenez-vous, elle nous a dit être son amie, et maintenant qu’il sort de sa réserve, elle aurait pu nous venir en aide et se retourner contre lui.

− Comme pour nous aider à pénétrer dans la forteresse…, soupira Aerie.

− Par exemple.

− C’est étrange…, intervint Imoen, jusqu’à restée pensive et silencieuse. Je ne sais pas trop… J’ai l’impression qu’il nous manque encore une pièce majeure du problème…

− Ça me semble hélas parfaitement clair, déplora Daren. De toute façon, nous devons nous reposer avant de tenter quoi que ce soit. Demain, nous irons faire un tour incognito à la taverne du Zéphyr pour poser quelques questions à ce cher Zakee. Peut-être que nous en apprendrons un peu plus…

− Ça me semble une bonne idée, opina Imoen en ne pouvant retenir un bâillement. Mais pour le moment, allons nous coucher, je ne sens plus mes jambes…

 

Quelques minutes plus tard, ils dormaient tous profondément, pour la première fois depuis plus de quinze jours dans de véritables lits.

 

Le picotement caractéristique du sable ainsi que cette chaleur typiquement étouffante dès l’aube réveillèrent Daren. Ils terminèrent leurs dernières rations de voyage en guise de petit-déjeuner, agrémentées de quelques fruits secs que leur avait laissés Asana. Minsc, Imoen et Daren enfilèrent la tenue traditionnelle du désert afin de se fondre dans la masse, tandis qu’Aerie resta au chevet de Sarevok.

 

Il était trop tôt encore pour que la taverne du Zéphyr ne débordât de clients. Le tenancier mettait comme à son habitude quelque peu d’ordre dans sa boutique, se préparant à l’arrivée des habitués un peu plus tard dans la journée. Gardant précautionneusement leur visage dissimulé, tous les trois s’installèrent à une table.

 

− Holà, voyageurs !, s’exclama Zakee en claquant le carré de tissu qui lui servait de chiffon sur l’épaule. Qu’est-ce que je leur sers de si bon matin ?

 

Ils commandèrent une boisson chacun, tentant à la fois d’engager la conversation et de conserver leur anonymat.

 

− C’est impressionnant cette tour en plein milieu du village, commenta Daren d’un ton faussement intrigué.

− Ah, ça, vous pouvez le dire !, approuva le tavernier.

− Elle a quelque chose de particulier ?, poursuivit-il.

− La forteresse ? C’est l’Ordre qui l’a construite ici dans cet endroit reculé, il y a bien longtemps. On dit que c’étaient d’anciens guerriers ayant autrefois été exilés… Enfin, le village s’est développé autour en dépendant des bonnes grâces des moines et de leur soutien. Ils se sont d’ailleurs montrés très généreux. Mais lorsque Balthazar est arrivé au pouvoir, nous sommes redevenus des étrangers.

 

Zakee Rafeha marqua une courte pause, qu’il mit à profit pour tirer une plume d’une de ses poches arrière et griffonner quelques mots sur un large calepin de commandes.

 

− Vous savez qui est Balthazar, n’est-ce pas ?, ajouta-t-il brusquement.

− Nous en avons entendu parler, répondit poliment Daren.

− Et qu’y a-t-il dans cette forteresse ?, ajouta innocemment Imoen. On peut y entrer ?

Entrer dans la forteresse ?, répéta le tenancier, autant amusé qu’effrayé. Holà, chère amie, les portes sont non seulement sous bonne garde, mais on dit en plus qu’elles sont protégées par des sortilèges meurtriers ! Il faudrait être fou pour en forcer le passage.

− Il n’y a vraiment personne qui puisse y entrer ?, s’étonna-t-elle. Comme c’est excitant !

 

Le tavernier, visiblement ravi, poursuivit sur un ton exagérément confidentiel, en jetant même quelques regards soupçonneux en direction de l’entrée.

 

− Ne le répétez à personne, murmura-t-il, mais je crois que les contrebandiers connaissent peut-être un moyen d’entrer. C’est difficile à dire… Certains se seraient vantés d’avoir volé secrètement des choses dans la forteresse… Mais cela peut tout aussi bien n’être que pure invention !

− Nous n’avons de toute façon pas l’âme de contrebandiers, s’exclama soudainement Daren. En tous cas, merci pour la petite histoire. Nous vous souhaitons une bonne journée !

 

Ils se levèrent de table. Daren déposa quelques pièces de cuivres sur le comptoir, satisfait. Il ne les avait non seulement pas reconnus, ce qui leur avait évité de le mettre dans la confidence, mais cela confirmait aussi l’efficacité de leurs déguisements. Au dehors, la chaleur déjà écrasante confinait les habitants chez eux.

 

− Qu’est-ce que vous en pensez ?, lança finalement Daren une fois qu’ils furent sortis.

− Bouh se demande comment ceux qui habitent dans la forteresse font pour entrer et sortir comme ils veulent.

− C’est une très bonne question, Minsc, remarqua Imoen. Si pièges il y a sur ces grilles − et je suis prête à jurer qu’il y en a − il doit aussi exister un moyen simple de les désactiver temporairement afin de pouvoir circuler sans encombre. Peut-être un signe distinctif magique, comme un bracelet, un collier, ou tout simplement une inscription magique sur un parchemin.

− Tu as quelque chose en tête ?, demanda Daren, tout en connaissant déjà la réponse à cette mimique inimitable de sa sœur lorsqu’une idée germait dans son esprit.

− D’après vous, qui pourrait bien détenir ces sortes de « passes » ?, lança-t-elle.

− Ceux qui vivent dans la forteresse, répondit Minsc.

− Ou d’autres qui pourraient leur en avoir dérobé, comme… des contrebandiers, compléta Daren. Ce qui expliquerait les rumeurs…

 

Il s’arrêta tout à coup et désigna Minsc et sa sœur du doigt.

 

− Bien, je propose que nous nous séparions afin de trouver le plus rapidement possible une piste. Vous deux, vous sillonnez les rues par ici. Je me charge de cette zone-là. Et faites-vous discret… Si Balthazar apprend que nous sommes en ville, nous pourrons dire adieu à notre joli petit plan.

− Rendez-vous dans deux heures pour faire le point avec Aerie, conclut Imoen. Bonne chance, Daren.

− Bonne chance à vous aussi.

 

Ses deux compagnons s’éloignèrent dans leur direction, tandis que lui-même se dirigeait vers la partie Nord du village. S’il devait dérober quelque chose à l’un des mercenaires, un affrontement en extérieur serait bien trop risqué. Il devait donc trouver un abri d’où porter son attaque surprise, et où il pourrait dissimuler les corps au plus vite. Ses pensées se portèrent aussitôt sur la grotte des contrebandiers, maintenant désaffectée. L’endroit était suffisamment reculé pour ne pas attirer l’attention, mais assez accessible pour y organiser une embuscade. Daren se faufila entre les déchets qui s’étaient amoncelés devant l’entrée depuis son dernier passage. Un bruit ? La caverne était-elle toujours en activité ? Il s’engouffra discrètement dans la galerie. Une fois ses yeux accoutumés à l’obscurité, il distingua les lumières dansantes de quelques torches. Il s’avança sur la pointe des pieds jusqu’à l’entrée proprement dite de la caverne. Un homme, seul, faisait les cents pas au milieu d’une pile de caisses vides et éventrées, donnant de temps à autres un coup de pied rageur dans certaines d’entres-elles. L’homme se tourna soudainement dans sa direction. Daren, stupéfait, aperçut son visage.

 

− Saemon Havarian !

− Tiens, bonjour Daren, lui lança-t-il en retrouvant aussitôt son calme. Je t’attendais.

− Je dois vraiment être maudit pour que le destin te mette tout le temps sur mon chemin, vociféra Daren en tirant son arme.

− Ah, oui oui…, soupira-t-il. Je suppose que nous pourrions régler notre différend, si j’avais la tête à ça… Mais mes camarades ayant tous désertés, je ne suis pas d’humeur à le faire.

 

Daren se remémora l’altercation avec les moines ici même, quelques jours plus tôt. Carras et ses hommes, sous la tutelle d’« Esamon », avaient été contraints de fuir après les avoir aidés.

 

− Je me doutais que tu reviendrais bientôt à Amkethran…, poursuivit-t-il finalement, alors je t’ai attendu. J’ai une proposition à te faire, si ça t’intéresse.

− Après tout ce que tu nous as fait ?, s’écria Daren en pointa son arme en avant. Tu penses vraiment que je vais te suivre encore une fois ?

− Dans le passé, je n’ai fait que ce que je devais faire, se justifia Saemon. Tu peux m’en vouloir pour ma fâcheuse impolitesse, mais je crois que nous sommes enfin quittes en fin de compte.

Quittes ?, répéta Daren tellement hors de lui que la Furie Céleste se mit à crépiter d’elle-même. Tu te moques de moi ?

− Tu crois vraiment que j’avais le choix avec toute cette histoire à Spellhold ?, rétorqua-t-il sans quitter son flegme habituel. Et après tous mes ennuis pour t’avoir amené sur l’île, j’ai fini par perdre mon meilleur navire. Je me demande d’ailleurs si tu ne devrais pas me me rembourser…

 

Daren sentit la colère s’emparer de lui. L’essence de Bhaal s’échappait de son corps sans contrôle. Il devait cependant éviter d’en faire usage. Si lui-même était en mesure de détecter la souillure du Seigneur du Meurtre lorsque l’un de ses frères y faisait appel, il était possible que Balthazar pût le ressentir lui aussi. Il s’appliqua à inspirer profondément, et enfouit ses sentiments les plus forts au fond de lui.

 

− Et maintenant, je suis seul, ici, poursuivit Saemon. Sans toi et tous ces autres rejetons de Bhaal, j’aurai pu continuer tranquillement mon petit commerce sans jamais être inquiété. À l’heure actuelle, j’ai perdu presque tout ce que j’avais investi. Et je ne suis pas très content.

− Tu ne vas quand même pas me rendre responsable de tous tes petits problèmes ?, répliqua Daren en peinant à se contrôler. Après m’avoir trahi à chacune de nos rencontres ?

− Ai-je dis cela ?, lui lança-t-il d’un ton méprisant. Cependant, sache que tu es indirectement responsable, quelles qu’aient été tes intentions.

 

Les phalanges de Daren craquèrent sur la garde de son arme, qui devenait de plus en plus menaçante. Même si la raison l’aurait incité à l’interroger plus avant, ne serait-ce qu’entendre le son de la voix de ce traître le révulsait au plus haut point. Il devait le tuer, une fois pour toutes.

 

− Mais je ne t’en veux pas, ajouta précipitamment Saemon Havarian, pressentant sans doute le danger. Nous pourrions discuter toute la journée pour savoir qui a tort et qui a raison, mais j’imagine que si tu me tailles en morceaux, tes arguments auront plus de poids que les miens. Toutefois, écoute-moi d’abord.

 

Daren émit un grognement, que Saemon sembla prendre pour un oui.

 

− C’est surtout Balthazar le responsable. Il m’a rendu la vie plutôt difficile, et je suis aujourd’hui au bord de la ruine. Il s’en prend à des gens qui n’ont rien fait, comme mes hommes. Pour ça, je suis bien décidé à le faire payer.

 

Il hésita un instant, le regard fuyant, comme chaque fois qu’il leur avait proposé ses marchés malhonnêtes.

 

− J’ai cru entendre ici ou là que tu avais toi aussi un ou deux différends avec Balthazar et ses moines…. J’ai quelques idées qui te permettraient d’entrer dans le monastère, qu’en penses-tu ? Est-ce que cela t’intéresse ?

 

Daren resta sans voix. Une fois encore, ce traître lui présentait des arguments plus que convaincants. Pouvait-il à nouveau lui faire confiance ? S’ils passaient les grilles du monastère grâce à lui, ils seraient par la suite à même de se passer de son « aide » pour débusquer Balthazar.

 

− Je ne te promets rien, répondit-il enfin.

− Ah !, s’exclama Saemon. Je savais que tu étais plus raisonnable que tu en avais l’air. Bon, très bien. Voici mon plan : à mon avis, le meilleur moyen d’entrer dans la forteresse est de te déguiser. Mes hommes ont… comment dire… « récupéré » quelques uniformes de mercenaires. Ils devraient te permettre, à toi et tes compagnons, de tromper les gardes pour entrer. Je devrais t’accompagner, évidemment, mais ne t’inquiète pas, j’ai ce qu’il faut pour franchir les protections.

− Et quel bénéfice en tireras-tu ?, insista Daren, soupçonneux.

− Je pourrais me venger de Balthazar, pour commencer. Et j’ai une réputation à défendre après tout. Il y a certaines choses que ne je ne peux pas me permettre de laisser passer, tu comprends… Et puis… disons que… je te dois bien ça ?

− Très bien, siffla Daren en desserrant à peine les dents. Je ne peux pas te donner de réponse immédiate, mais j’en débattrais avec mes compagnons. Retrouvons-nous ce soir, ici même.

− Avec joie, opina Saemon. J’y serais !

 

Daren ajusta son turban et fit demi-tour. Il hésita une seconde, s’en voulant d’avoir capitulé aussi vite face à la proposition de celui qui les avait pourtant trahis à maintes reprises, puis s’arrêta.

 

− Une dernière chose, Saemon…, murmura-t-il, juste assez fort pour que son interlocuteur l’entendît. Si tu me trahis encore… Je te jure que ce sera la dernière fois, tu m’entends ? La dernière.

 

Il n’attendit pas sa réponse, et sortit de la caverne.

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